Norvège #1 : Paris-Oslo-Bergen

Nous avions programmé notre réveil pour 4 h afin de se laisser une marge de manoeuvre confortable pour arriver à bon (aéro)port. Gavroche a donc décidé de nous aider à nous maintenir éveillés à partir de 2 h, la pluie l'ayant cloué à la maison. Le voyage jusqu'à Roissy se passa sans encombre, malgré les efforts de CDG pour nous envoyer en Norvège en tant que fret. Après s'être attendus au pire pour la fouille des bagages, nous fûmes agréablement surpris par les douaniers français. On ne pourra pas en dire autant de ceux norvégiens... ceux-ci n'ont, par exemple, pas aimé mes chaussures... A mon avis, un coureur dopé à l'EPO n'a aucune chance de passer.

L'avion fut sans grande surprise : bruyant (petit modèle, 100-150 places), quelques nuages pour faire joli et une belle vue sur le Danemark, pas de pertes de bagages, pas trop de retard, descente presque sans douleur pour les jambes, etc. Pour un peu on y prendrait goût. Ensuite vint la découverte de l'aéroport d'Oslo, notre premier contact avec les autochtones et nos premiers regrets de la France : toilettes à la turque, nourriture hors de prix (sodexho suédoise d'ailleurs - ce détail aura plus tard son importance), douaniers soupçonneux (j'ai fini en chaussettes). Second vol en interne pour se rendre compte rapidement que l'embarquement est moins complexe en passant avec un agent humain qu'avec une machine locale.

L'affaire s'est nettement complexifiée une fois à Bergen en possession de notre Opel Corsa de location : impossible de se mettre en pleins phares, marche arrière assez mal placée (du moins nous l'avions cru à ce moment-là mais en réalité c'était le passage de la première qui était très raide), mais le pire restait à venir avec la découverte du péage urbain. Il y a deux fonctionnements possibles : soit un boîtier autopass (comme nous en avons découvert un sur le pare-brise), soit passer devant une caméra pour ensuite régler dans une station service dont les localisations étaient fort mystérieuses. Le feu de signalisation du système est passé au vert sans que l'on sache ni si notre autopass fonctionnait bien, ni même ce que signifiait le passage au vert. D'après la documentation gracieusement fournie par le loueur, ses véhicules ne sont pas censés être équipés d'autopass. Nous allions donc devoir tenter de nous expliquer avant de quitter Bergen le lendemain dans la station service que la réceptionniste de l'hôtel avait bien voulu nous indiquer. On règlera ça du coup avec la note de parking.

En dehors de cela, la Norvège autour de Bergen ressemble beaucoup à la Savoie : montagnes basses et couvertes de sapins, quelques industries, mais les maisons en bois peintes sont typiques de l'endroit (au moins on sait que l'on est à bon port).

Première impression de Bergen, depuis le port

Première impression de Bergen, depuis le port

Bergen est une très belle ville, il faut au moins reconnaître ça. Par chance, il ne pleuvait pas trop et le soleil s'est même montré en fin de journée lorsque l'on a pris le funiculaire pour le belvédère du mont Fløyen (une des sept collines qui retiennent l'air marin pour la pluie locale et qui font de Bergen une des villes les plus pluvieuses d'Europe).

Vue de Bergen depuis le belvédère

Vue de Bergen depuis le belvédère

La ville est un très curieux mélange de petites rues dans le centre avec des vieilles bicoques en bois, d'autres plus récentes mais respectant le style général, quelques bâtisses de facture renaissance rappelant Brugges, des hôtels XIXème, quelques rares édifices florentins un peu incongrus, etc.

Bergen, au hasard des rues

Bergen, au hasard des rues

Bergen, maison typique

Bergen, maison typique

Après avoir été une nouvelle fois horrifiés par le prix des restaurants et ne trouvant pas grand-chose à emporter dans les vieux quartiers, nous avons testé notre première spécialité locale au magasin de souvenirs du belvédère : le pølser, sorte de hot-dog dans un petit pain au lait mou et agrémenté de diverses substances (moutarde, ketchup et peut-être même mayonnaise) assez douteuses. Disons que pour un prix très raisonnable, nous avons eu de quoi patienter jusqu'au petit déjeuner scandinave à l'hôtel. Nous avons également fait la connaissance d'un gentil troll des collines qui, du haut de ses 2m50, nous a accueillis sur son panorama.

Bergen, un autre troll des bois plus sauvage

Bergen, un autre troll des bois plus sauvage

Retour ensuite à l'hôtel en passant par Bryggen, le vieux quartier hanséatique sur le port et par la tour du seigneur local qu'un groupe de touristes m'a empêché de photographier convenablement.

Bergen, les toits de Bryggen

Bergen, les toits de Bryggen

Bergen, la tour de sa seigneurie

Bergen, la tour de sa seigneurie

Un détail à savoir, les lits semblent être à moitié fait ; certainement une coutume locale.

diaspora*
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