Flow my tears, the policeman said

Philip K. Dick

Roman dickien écrit peu avant ses derniers récits plus mystiques, celui-ci est tout à fait emblématique de son oeuvre.

Flow my tears, the policeman said

Quelques mots sur l'auteur. Philip Kindred Dick, né le 16 décembre 1928, à Chicago dans l'Illinois, et mort le 2 mars 1982, à Santa Ana en Californie, est un auteur américain de romans, de nouvelles et d’essais de science-fiction.

De son vivant, il a reçu plusieurs prix littéraires, comme le prix Hugo pour Le Maître du Haut Château, et le prix John Wood Campbell Memorial pour Coulez mes larmes, dit le policier. L'auteur a passé la majorité de sa carrière dans une quasi-pauvreté. L'apport de Philip K. Dick à la science-fiction est important, et certaines de ses œuvres ont été adaptées au cinéma pour devenir des films cultes : Blade Runner, Total Recall, Minority Report, Planète hurlante, A Scanner Darkly…

Pitch. Ceci est l'histoire d'un homme dont tout le monde semble avoir oublié l'existence et l'identité. La veille encore, il était Jason Taverner, producteur de télévision respecté, chanteur à ses heures et idole d'au moins trente millions de téléspectateurs. Mais lorsqu'il s'éveille dans une chambre sordide un matin, il semble être le seul être humain au monde à savoir qui était - qui avait été - Jason Taverner. Ses amis, ses collaborateurs, et même Heather, sa maîtresse et complice de toujours, affirment ne jamais l'avoir rencontré. Une situation embarrassante dans un monde où les campus sont assiégés depuis vingt ans et où le défaut de papiers d'identité suffit à vous envoyer au bagne. Mais c'est un Six. Ses gènes sont spéciaux. Il a des nerfs d'acier. Et si le monde entier a basculé dans la folie ou dans l'absurde, il va le remettre à l'endroit. Sous l'œil blasé du policier sentimental.

Ce que j'en ai pensé. Ecrit sous l'ère Nixon, ce roman de Dick reflte bien cette atmosphère de défiance de la société envers les institutions. Dans le même temps, l'auteur continue son questionnement de la réalité. Nous avons donc un récit purement dickien avec un personnage sans histoire qui va, sans explication, perdre pied avec la réalité qui l'entoure.

Bien que se situant dans un futur proche assez indéterminé, les éléments purement science-fictif ne sont pas les ressorts du récit et ne constituent qu'une trame de fond très lâche.

Sans révéler le dénouement final, le roman nous montre une vision très sombre d'un amérique profondément paranoïaque devenue un véritable état policier. Cette crainte de l'état est assez caractéristique de l'état d'esprit de Dick dans la fin de sa vie. Par ailleurs, nous retrouvons également un autre élément de l'univers dickien, à savoir que les drogues alternant la perception peuvent entrainer une modification de la réalité elle-même.

Sans être mon roman préféré de Philip K. Dick, il reste qu'il est parfaitement bien construit et l'on reconnaît tout de suite la patte caractéristique de l'auteur.

diaspora*
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